Ténébreuse est la nuit et ses astres discrets, Très brumeuse ; et l'ennui, désastre, ne revêt, Qu'un lointain souvenir, et il s'estompe enfin, Dans un hautain soupir, il cesse son entrain.
Et naguère azurée, la voûte taciturne, S'affaire à instaurer une joute nocturne ; Un voile de froideur recouvre l'horizon, Sa toile de fraîcheur, du jour fait l'oraison.
L'homme se tient debout sous ces heureux auspices, Quand il songe au futur, l'espoir fait son office, Il est seul dans la nuit, qui, ample, se dévoile, Dans un silence froid, contemple les étoiles.